Richesses du présent

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dimanche, mars 27 2016

Quelque part



Mousse de chêne éclabousse l’air bleu

Ciel accroché aux branches

Oiseaux sur le départ

Un monde voltige

Tombe sur la terre une pomme de pin




BM – Le 08 mars 2016

Une herbe petite




Une herbe petite

Seule

Devant mes pas

Les arbres ne parlent pas

Pas de mots dans ma bouche

Dressée vers le ciel

Penchée sur mes pas

Ainsi je la vois

Une herbe petite

Seule

Devant mes pas.




BM - Septembre 2015

vendredi, mars 27 2015

Matin Plénitude

Matin plénitude. Matin auprès des choses, à les chérir, à percevoir l'infini richesse de leurs royaumes, à goûter les fraîches sensations que le monde octroie à mes sens, à parfois les redécouvrir, souvent jamais vues ou seulement entraperçues, à me vivre transparent, fenêtre lavée par tant de beauté.

Plénitude ; être auprès de ce qui m’entoure, porté par le regard du cœur, avec l’ordinaire du quotidien, ces merveilles de présence qui traversent mes jours, avec ce chaton joueur, les nuages bourgeonnants, les sourires pour rien, le reflet du ciel dans la cuillère comme des petits miracles inattendus, des lueurs oisives et sans scrupules. Goutte après goutte, elles coulent sur nos joues, elles coulent, elles roulent dans nos mains, picorent nos yeux, tapent sur la peau, cognent à nos oreilles.

Des matins avec cette envie d’espace, d’agrandir mon monde, d’explorer le ciel et les étoiles de la terre, d’aller vers, vers ce qui dégage la tête, vers ce qui élargit le cœur, d’aller vers la rencontre, vers les gens, leurs misères, leurs grandeurs, les choses qui ne laissent pas de traces, celles qui resteront après moi, les êtres vivants du jour présent, ceux qui me sont étrangers. D’aimer le monde, en aimant la Vie aimante !

Ce chuchotement de l’amour qui frémit sous nos lèvres quand plus rien ne se dit mais que l’essentiel se fait lueur.

Laisser la puissance de la vie nous porter, laisser les vagues nous bercer, hautes ou basses, elles bercent l’une comme l’autre. Se laisser aller. Laisser le cœur battre son propre rythme, lui il sait. Plus de questions, plus de peur, la vie œuvre en nous avec un amour qui ne demande rien.

Devenir le réceptacle brûlant de l’éclat du réel.

Nous les douces lumières chahutant l’univers tout entier.

 

                                                                                                 Benjamin

mardi, août 19 2014

Le silence du réel


        Explosion de silence.

Et ce silence ne vient pas seulement de l’échappée du soleil vers d’autres terres à saupoudrée de lumière, donnant ainsi aux yeux la possibilité de s’apaiser.

Mais c’est d’abord l’implacable silence du réel. Ce silence par qui la matière expire. Ce silence, toujours au-delà des resserrements mécaniques de l’esprit quand plus rien ne le préoccupe.

Ce silence qui rend la douce mélodie du monde si apparente.

                                          

                                                                                                                                 Le 4 avril

jeudi, août 7 2014

A vive allure



Qu’une lumière celle de la terre qui tourne

Les yeux d’enfants en robe de vent

Sourires et petites fleurs mouillées

Jouent les groseilles

Dans la bouche à l’ombre des arbres

La terre sur elle-même roule auréolée de  

Silence

Le soleil boit

La route goudronnée

Roule le plaisir à vive allure

Flaque éclaboussée

De rires amoureux, confiture

Et tartine se goûtant l’un contre l’autre

A fleur de peau, le monde enveloppé de

Monde

C’est l’heure de l’enfance oisive

Écarquille tes globes et presse la lumière

Ivre de la ritournelle du monde.

 

BM – Le 31 juillet 2014

 

dimanche, juillet 20 2014

La brisure de l'âme



Sur la respiration profonde, il ose vivre la vague, grand surgissement,

Rugissement et roule la vague, porté, retourné, la vague brise, l’océan mange

 Les brisures de l’âme.

Épuisement du silence

Un monde s’éteint

S’étendre sur le rivage du rien

Plus rien, plus que du sang sur les dents

Visages pâles et noirceur sous les mains

La terre reçoit

L’ondée vient

Goutte après goutte

Douce, à chaque fois douce

La terre revient

Le sein nourrit

Les âmes, mon âme, le monde

Ciel terre

L’espace éblouit là où habite l’évidence.


                                                                                                                                     BM – Le samedi 19 juillet

jeudi, juillet 3 2014

Le Grand


Que la terre fertile déchire l’enclume de mes entrailles

Que le ciel clair tranche les eaux boueuses de mon cœur

Matière en torsion

Muscle tendu

Chair en mouvement

Eructant le souvenir brûlé de n’avoir pas pu se vivre

Lente transformation du corps

Où percent puissant les yeux brillants de la Vie

Faire le grand saut, là où moi n’a plus de place

Où le regard ruisselant d’amour éclaire tout

Quand la peur disparaît, le monde apparaît

Avec ses grandes mains gracieuses

Invitation joyeuse à rejoindre le proche et le lointain.

 

Le mardi 24 juin 2014

 


lundi, mai 5 2014

En Mai




Cerisier

Croissant de lune

Ciel bleu

 

 

Benjamin – Le dimanche 4 mai

Couronnée de fleurs


   Elle est une petite fille brûlée dans sa chair, une blessure ouverte, corps tout entier blessé, une douleur devenue monde. Cette petite fille, une tristesse infinie suspendue dans les yeux, ce silence impuissant lancé de nulle part. Cette petite fille qui aurait aimé garder pur le chant de son cœur, qui a cru en la joie du monde mais qui a vu la violence aux frontières de sa peau. Le corps engourdi de déception, elle attend. Elle attend sur le rivage de ses lèvres muettes, aux aguets, sans rien lâcher, elle risquerait sinon de sombrer. Elle attend, ses deux mains agrippées à sa peur, le retour de ces gestes pacifiés qui rendraient la vie paisible, la présence d’un regard qui porterait l’amour et redonnerait aux jours qui passent un goût d’éclat. Elle attend avec la vie à offrir.

Plongée dans l’herbe tendre et verte, l’innocence proclamée, couronnée de fleurs, elle porte en elle la nostalgie d’une lumière, la lumière du monde, de ce monde où l’on peut jouer sans perdre sa place de reine.

 

Benjamin – Le dimanche 19 janvier 2014

 

lundi, février 24 2014

A l'orée du ciel


A l’orée du ciel

Te regarder comme un premier regard

Comme si rien n’avait été dit

Avec des yeux de premier matin

Les yeux de l’aube avant le premier soleil

Avant que la lumière tisse l’histoire du jour

N’écrase aveuglant les frêles amants

Avant que la lumière n’éteigne le silence

Le silence qui fait voir

Le mouvement musical dans tes cheveux

La brise légère de ton âme

L’étincelle à chaque mot

Chuchotement de ta peau

Hirondelles dans tes mains

Gestes invisibles, imprévisibles

Où va l’étoile suspendue à tes cils ?

 

 BM – Le samedi 22 février 2014

lundi, février 3 2014

Le visage du monde

Accueillir la nuit qui vient

Dans le bleu devenu noir

Avant que les hommes ferment leurs yeux

A ce monde au visage obscurci

Sous la poussière des jours qui défilent

A ce monde où plus aucun regard ne le dévisage

Il nous veut pourtant encore

Avec nos mots écarquillés

Nos rêves de lui quand il était clair

Il nous veut amoureux

L’odeur de sa boue sur nos genoux

 Le goût de sa neige dans nos bouches

Nos sexes d’anges pour sourire aux étoiles

Il nous veut l’émerveillement

Avec nos gâteaux sucrés

Du velours sous les paupières

Nos fenêtres et nos gestes lavées de nos soucis

Il nous veut beau

Avec nos ombres ensemencées de lumières

Le ciel plongé dans nos crânes pour mieux voir

Il nous veut lointain

Et l’horizon perdu et l’inconnu au bout des mains

Le temps s’étire sous les draps de nos âmes

De nos âmes nues, les époux réunis

Qu’avons-nous à perdre sinon des vêtements trop étroits ?

Qu’avons-nous à retenir sinon le vent ?

                                                                            

                                                                                                   BM - Le dimanche 2 février 2013

mercredi, décembre 11 2013

Se rencontrer pour rien

A celle qui…



Tristesse démunie

Face à la chute qui hante les rêves

Où le corps résiste aux crevasses impromptues

A ne pas savoir quelle vie

Pour celui qui rempli son corps dans les plis de l’amour

A ne pas trouver de terre en partage qui rende les gestes fertiles

Où mon ciel souriant s’offre pluvieux à celle qui invite les anges

Où la profondeur du monde s’achemine dans tes mots éclos du matin

Bucolique et tendre, ton regard dans l’aube m’appelle de plus loin que toi

A se rencontrer pour rien jusqu’à la nuit tombante

Parce que c’est toi parce que c’est nous, chacun devient ce qu’il est

L’heure oubliée

Dans la magie des louanges, de l’enfance retrouvée

 Où l’atmosphère s’allume, soulève l’univers, veut danser sous la lune dévoilée

Parce que le corps est un cœur qui n’a pas de corps

Un œuf fragile où la vie s’abreuve

Réaccordée, sa musique culmine au bord de l’abîme

Qui n’arrête pas de psalmodier

Qu’aimer est une mise à nu.

 

BM - Le mardi 10 décembre 2013

mardi, décembre 3 2013

Soleil en mouvement


En larmes, rougeur posée dans la nuit

Le ciel égaré, elle fait sa cage

A l’immensité, la liberté s’abreuve

Soleil en mouvement

Fait miroiter ton cœur

Et l’ailleurs sur tes cils.

 

BM – Le dimanche 1er décembre 2013

vendredi, novembre 22 2013

Si proche


Elle rivages intimes

Si proche dans le lointain

A traverser la peau

A laisser trembler jusqu’à l’os

Elle

Ouvert pour l’ouvert

Les grandes eaux du cœur à jamais vers l’océan

Tangue d’un coté, paisible de l’autre

Silence blotti, pluies sur les yeux

J’ai la peur en larmes

Dans l’éblouissement du monde.


BM – Le mercredi 20 novembre 2013

 

mardi, octobre 22 2013

Pour une petite main


J’étais un fils, j’étais un père

Avec elle, avec elle

Enroulé dans un drap d’amour, les yeux me saignent

C’est un peu de vie dans une fleur flétrie

Parce qu’un regard pour une petite main

C’est des frissons comme une bourrasque

Un arbre avec le ciel pour mes prochains jours

J’étais

Sans roi, sans reine pour régner sur mes terres

A la recherche d’un fleuve, d’un tambour en crue.


BM – Le mardi 22 octobre 2013

 

samedi, octobre 19 2013

Matin bleu



Regarder le ciel suffit à me donner chaud

C’est un matin bleu

Des rêves de nuit accrochés à ma poitrine

C’est un matin bleu

De lumière automnale

Le matin d’une vie pour vivre là où je suis.


BM – Le vendredi 18 octobre 2013

lundi, septembre 23 2013

Quand on vit de chair


Jeune loup sauvage, nonchalant devant le spectacle en ruine

Tes nerfs donnent le ton, ton sang majestueux dans tes membres

Tes pas, l’un après l’autre, piétinent ton reflet et tes cages

Tes pas traversent les déserts de corps cimentés

Les néons grisonnants, les dieux-machines

Libre sans eux, sans les je crois

Tes pas, l’un devant l’autre, tracent un chemin pour toi

Être chardons et pierres et trouve l’univers

Dans la rivière déployée aux quatre coins du ciel

Ta nourriture est la nuit pour resplendir tes jours

Quand on vit de chair, le festin vivant t'enlace

S'entrelacent loin les fibres de ton cœur, les pousses naissantes du désir

Quand tu chasses les brumes matinales, tu retrouves l’appétit des étoiles

Le parfum des montagnes, l'eau fraîche au bout du souffle

Quand on vit de chair, le festin vivant t'enlace

S'attendrit ta peur dans le réconfort du soleil rouge

Solitude affalée sur l'horizon

Tombent, tombent les noirceurs fanées, tu le sais l’automne verdira

Sous ta fourrure de confiance

L'étincelle du monde perce ici et là les neiges de l’hiver.

                                                                                                   
                                                                                                                                     BM – Le dimanche 22 septembre 2013

 

mercredi, août 21 2013

Il est un paysage


Celui qui s’est relevé

Depuis l’aube

De plus loin que la mémoire

Qui a traversé l’obscure

Les chemins de sangs

Perdu les rêves et vu la lumière

Sur ses deux jambes, il se tient

Comme un enfant dans le vent

Sur ses deux jambes, il est un paysage

Un rire par la fenêtre

Torrent brûlé

Herbe sauvage

Y déambuler, tout recommencer.

 

BM. Le lundi 19 août 2013

lundi, juillet 29 2013

Va le désir

A G. 



Sur la crête de la vie

Tout ton corps, toi, j’ouvre l’étreinte

Tes yeux chatoyant, tes élans de pluie, ton cœur haletant

Tes perles de rires dans la nuit

Toi

Bruits de nuit plein les yeux

Tombent les questions dans les flaques

Tombe la lune dans ta bouche

Va le désir sans chemin

Toi

Caresses perdues

  Cœurs éperdus

Sur la crête de la vie

Présence étincelante, le vent endormi

 Ta douceur tremblante couchée dans la nuit.

 

BM – Le 19 juil. 13

 

 

mardi, juillet 9 2013

Naissance


Sans le manteau d’enfant

Plus que les os sans la peau

Naître pourtant

Être tout le temps

Sans la peur de mourir

C’est le temps du plaisir

Des confitures et des tranches de rires

BM- le lundi 8 juillet 2013

Ami, c'est ton âme


Déshabillé par les femmes et les larmes

Le sage déguisé en flammes

C’est l’arme coupante des étoiles

Sur la toile de vie à l’horizontale

Ami, c’est ton âme

Aime ton œuvre, ivre lèves-toi !

Les lèvres offertes au présent

Soulève le monde

Inonde l’horizon

Et vas-y bois l’orage !

 

BM- Le lundi 8 juillet 2013

dimanche, juillet 7 2013

A l'eau bleue du ciel


Hier

La terre d’hiver sous la neige écarlate

Garde près de toi

Les fleurs, la fraîcheur et l’eau bleue du ciel

Le soleil d’été nous consumera

Avec nos blessures d’hier sans lendemain

Nos blessures offertes au silence d’être

Laisse

L’immensité couler dans le coin de l’œil

Ton sourire d’enfant sur tes lèvres

Toi qui invite la vie

Y mettre une étreinte pour rien

Toi et ton cœur mémoire de lumière

Fleuve étiré sur les brisures

Comme une caresse de texture

Bourgeon de vie, grandit !

Celui-ci et celui-là aussi

Les tenir dans nos mains

A découvert

Sans le masque des mots

Parler et ne rien expliquer

Se tenir à la verticale

Avec nos yeux de merveilles

Nos désirs pour nous rehausser

Et les arbres pour nous abriter !

 

BM – Le dimanche 23 juin 2013

mercredi, mai 22 2013

Le rire sans peur

                                                  

Quelques tristesses sur nos langues

Quelques absences d’amour dans nos poitrines

Du sang perdu chahutant l’intime

Des batailles venues d’ailleurs

Des corps emprisonnés

Quelques croyances pour nos enfants

Souffle, plonge, rejoins

Le ciel te sourira

Le rire sans peur reviendra

Tu sais

Cette petite mort à bout de souffle

Cette grande mort où tout commence

Ce souvenir de si loin dans nos yeux

Celui qui dit Tu

Celui qui souffre

Celui qui aime

Celui qui n’a pas de nom

Celui qui dit Je à tous

Ce grand rire qui s’oublie, qui ravive l’éclat du monde

Déflagration

Battement d’aile

Tendre blessure entre nos bras

Une main tendue et l’ici s’illumine

Avale les nuages

Avale tes cauchemars et les anges

Avale ton reflet

Brûle le monde, étreint la terre, crie sans répit

Oublie, lâche, rejoins

Le ciel te sourira

Le rire sans peur reviendra

Et berce

Et berce

Et berce jusqu’au sommeil tous ces enfants perdus.

 

BM - Le lundi 20 mai

 

 


lundi, octobre 15 2012

Fil de désir

à C.N


Chemin plus qu’un fil

Vie suspendue

Pour ne plus se perdre

Pour s’aimer plus encore

Pour t’aimer avec plus de ciel

Je trace un sourire

Un sourire de délice

Un désir frappe mes lèvres

Je veux être, être à chaque fois

Avec ou sans toi

Que les regards s’éclaircissent, me dévoilent, rage, désespoir, bruits de tête

Pieds et tête barbouillés de rouge, je t’aime, le monde, sa matière et ses gens

Jouissance douce entre chair et amour, plus qu'une poitrine abandonnée

C'est un cœur moelleux, chant libéré, frêle oiseau tout excité

Tous mes je suis plongés dans la vie

Remercient tes mots si tendres

Ta Pluie de mots sur ma peau

Nous, dieux, déesses liés par nos langues

Nous, Fleurs et étoiles flânant dans le vent

Triste et souriant, le plaisir sur le fil du temps.

BM- Le dimanche 14 octobre 2012

samedi, août 4 2012

La grâce du réel



J’ai vu la folie du jour se frotter à ma peau

Dans un seul souffle

Dans un seul cœur.

J’ai vu la caresse de tes yeux

Dans l’écoulement du ruisseau

La danse de nos mains

Tournoyer avec son chant.

J’ai vu des forêts entières gémir d’amour

Des vagues de feuilles déferler dans le ciel.

J’ai vu la grâce des nuages chevaucher les montagnes

Grimper sur les crêtes

Glisser sur ma tête.

Le monde me crève les yeux

Mon sang gicle sous le soleil

Légère dans les pâtures

Affalée près de la rivière

Je veux t’étreindre

Mais ce que je touche avec mes doigts

C’est le ventre de la lumière.

J’ai entendu une feuille me dire de ne pas m’en faire

De me couler dans chaque recoin.

Il y a la grande vie, ici et là

Qui bat la mesure

Qui éclate sous les doigts.

C’est aujourd’hui

Que l’ivresse du jour nous soulèvera

Qu’un silence étourdissant nous bercera

Dans chaque moment

Avec tendresse

Avec élan.

BM- Le vendredi 3 août 2012



samedi, juin 16 2012

°°°°°



A chaque pas la terre

Humide dans ma poitrine

Coulent les larmes, le ciel coule sur tes cheveux

Goûtons ce goût de brûlure dans nos palais

A chaque baiser, nous trouvons un crépitement

Un monde sans peau

Un tas de couleurs dans nos cerveaux

Une joie, des musiques ensorcelées, des odeurs folles d’origan

A chaque pas, incandescence

La forêt verte de printemps

La terre saturée de lumière

Partout nos yeux ensoleillés

Ils glissent sur les branches, se baignent dans le silence

Les enfants là-bas, nous les enlaçons

Les nuages là-bas, nous les traversons

Seulement ce qui est

Seulement ce qui est

C’est la caresse de l’instant

Rivière ou torrent, qui sait ce que c’est ?

Maintenant

Plus rien n’est petit

Maintenant

Ça rit, ça chante et ça danse

Partout

L’univers offre son regard

Espace attendri sous nos paupières infinies

Un par un

Nos rêves dispersés

Un coup de vent pour chacun

A chaque pas, tout est oublié.

BM – Le vendredi 15 juin 2012

mardi, décembre 13 2011

Comptine d'hiver